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Patrimoine

Petit tour d'horizon..................

 

- En cours de rédaction -

 

Ste Anastasie faisant l’aumône à St Chrysogone

Dimensions : 3.74 x 2.68 Huile sur toile de 1817
Daté et signé en bas à gauche : xs 1817
Classé au titre d’objet monument historique en 1911

 

Jules Canonge relate la translation du tableau du tableau entre Nîmes et Russan dont voici un extrait (Mémoires de l'académie royale du Gard, 1842):

"…… Deux amis, Sigalon et moi, nous primes de bonne heure le chemin de Russan; la plus humble des montures portait devant nous le chef-œuvre nouveau. En rappelant des commencements si modestes, je ne puis m’empêcher de penser à Raphaël adolescent, quittant sa bonne mère pour aller à pied, conduit par son vieux père, soumettre ses essais et son avenir au vénérable Pérugin.

L’aube paraissait à peine, lorsque nous commençâmes de parcourir le pays triste et désert qu’embrasse la première lieue; les joyeux propos nous faisaient oublier l’aridité du paysage; mais, lorsque le sentier tracé dans les taillis nous eut conduits au premier groupe de chênes séculaires qui annoncent le voisinage de Dions, lorsque les collines franchies nous permirent de descendre les sinuosités boisées qui précèdent le village, la conversation devint sérieuse et artistique; avec quel tact, avec quel discernement profond Sigalon nous faisait remarquer les études qui pouvaient constituer des paysages dignes de Poussin ! Le pays était riche en modèles; sa mémoire, meublée des souvenirs de quelques peintures de ce maître, nous remettait sous les yeux les nombreuses compositions de ce poète du paysage. La silhouette de la montagne de Bouquet, si heureuse, si classique de ce côté, les horizons encore neigeux des Cévennes, le Gardon brillant au fond de sa riche vallée, les fabriques voisines, la voute ombreuse des Boissières, tout éveillait son enthousiasme et lui inspirait des leçons que nous écoutions avec le charme des âmes neuves. L’espace qui nous séparait encore du but de notre voyage, fut bientôt franchi, et, malgré la fatigue, nous nous surprîmes tous à regretter les heures écoulées. Je ne redirai point les diverses émotions du peintre à l’exposition de son œuvre. Un sourire silencieux, légèrement sardonique, répondait aux critiques absurdes; une rougeur modeste, aux éloges peu éclairés mais de bonne foi. L’exaltation du tableau fut une fête villageoise, dont notre héros eut tous les honneurs, et que la joie de quelques amis qui l’entouraient, rendit encore plus délicieuse. Certes, à l’apogée de son talent, Sigalon a eu de plus brillants triomphes, mais jamais de plus douces journées. Son âme timide et sensible s’ouvrait tout entière à ce bonheur sans envie; s’il avait moins d’importance réelle, il avait du moins plus de sérénité. Le retour à la ville n’eut pas moins d’intérêt que le voyage du matin : le soleil se perdait à l’horizon derrière les montagnes, au moment où nous traversions le lit du Gardon. Ses rayons rougeâtres se reflétaient dans l’eau, et le sable aurifère, soulevé par les bestiaux conduits à l’abreuvoir, les entourant comme d’un nuage d’or, rappela à Sigalon les Berghem, les Ruisdaël et tous les beaux flamands, dont quelques pages lui avaient fait deviner les trésors. Le Poussin faisait place à une école nouvelle opposée, qui, moins poétique sans doute était plus près de la nature…. À mesure que nous nous approchions de l’antique cité, les idées de l’artiste s’étaient modifiées avec l’heure et le lieu. Des sujets saints à la religion elle-même il n’y a qu’un pas; de la religion aux croyances vulgaires, la transition était facile ; le cri d’un oiseau funèbre avait suffi pour nous y conduire….."

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Œuvre de jeunesse du peintre, cette toile nous montre Ste Anastasie, debout, les bras ouverts vers St Chrysogone, peint en misérable vieillard, assis sur le sol, la main tendue. Une femme se trouve près de la Sainte, deux hommes, torse nu, participent à la scène. Une architecture classique se dessine dans le fond.

Les couleurs sont vives : le rouge du manteau de Ste Anastasie est vif et contraste avec le bleu de sa robe. Une lumière dorée éclaire le vieillard et l’ensemble de la scène. Sigalon a peint des personnages extrêmement classiques dans l’attitude, la représentation et la composition.

St Chrysogone et l’homme situé à l’extrême gauche sont représentés barbus et crâne dégarni. Ce style caractéristique du peintre à cette période se retrouve dans certaines de ses œuvres. Le traitement des personnages, les drapés à l’antique aux couleurs vives semblent empruntés à l’Assomption de Nicolas Mignard et aux Pèlerins d’Emmaüs de Reynaud Levieux………….*

Xavier Sigalon, né en 1787 à Uzès (Gard), meurt du choléra en 1837 à Rome.

Passionné de dessin, il reçoit une excellente formation à l’école centrale de dessin de Nîmes. Rêvant de «» à Paris, il économise sou par sou sur l’argent qu’il gagne en vendant ses portraits et ses œuvres . Après ses obligations militaires, il part pour Paris en 1816.. Mais déçu par l’enseignement qu’il y reçoit, il va pratiquement se former tout seul. Plusieurs de ses tableaux sont exposés dans les grands musées : Louvre, musée de Nantes, cathédrale de Nîmes, église St Pierre d’Yssingeaux (Crucifixion lui vaut une médaille). Mais des ennuis d’ordre personnel et financier vont le décider à quitter Paris et retourner à Nîmes en 1833.

En 1834, la direction des « beaux arts » lui confie la copie de la fresque de Michel Ange du Jugement dernier la chapelle Sixtine Rome. Sigalon livre son chef-d’œuvre trois ans plus tard: la copie est présentée aux habitants de Rome et au pape Grégoire XVI. Après sa mise en place dans la chapelle de l'école des Beaux-arts àParis, Sigalon revient à Rome finir les pendentifs. Il y décèdera ducholéraen1837. Il fut inhumé dans l'église Saint-Louis-des-Français, à Rome

Ce peintre qui a reçu la Légion d’honneur et exposé dans les musées du Louvre, de Nîmes et d’Uzès, est encore assez méconnu de nos jours. Il servit pourtant de modèle à Joseph Bridau, le peintre inventé par Balzac sa Comédie humaine, dans La Rabouilleuse Les Illusions perdues. Des tableaux de Sigalon sont visibles dans des églises et chapelles de la région (Chap.. des pénitents blancs à Aigues-Mortes, église de Montfrin, église de Robiac-Rochessadoule). Une impasse à Ste Anastasie porte son nom. 

Ce tableau fut gravement endommagé lors de la crue du Gardon en septembre 2002.. Après moult péripéties et contre temps, il est enfin de retour (2019) sur la commune de Ste Anastasie. L’église étant aussi très abimée, c’est donc dans le hall de la mairie qu’il a pris place en attendant……

La restauration de cette œuvre a été réalisée par l'atelier AMOROSO WALDEIS spécialisé dans la restauration d’œuvres d’’art.

* Extrait du fascicule : Xavier Sigalon - Patrimoine du Gard édité par Gard tourisme - www.tourismegard.com
 

 

 

 

Les guerriers de Ste Anastasie

Bien placés au musée de la romanité à Nîmes, voici l’un des deux bustes du Guerrier de Ste Anastasie  datant du 1er âge du fer (VIIème/VIème av. J.C.).

En calcaire du bois des Lens, ces bustes aux visages particulièrement expressifs, parés d'une imposante coiffe sont des pièces uniques des cultures méditéranéennes celtiques. Ces "casques" aussi volumineux n'étaient pas en bronze ou en fer. Il s'agirait plutôt de cuir rembourré de laine. On peut admettre que les cornes décoratives étaient de bronze ou de fer, voire d'or et d'argent.

Pour chacun des bustes, le pectoral à bretelles est gravé de motif de chevaux pour l'un et de cercles concentriques pour l'autre. Une vision simpliste a conduit à qualifier de "divines" les rares statuaires gauloises. Il est plus vraisemblable que les effigies représentent des personnages réels d'origine aristocratique vénérés soit comme héros, soit comme ancêtre occupant une place exceptionnelle au sein de la société. 

 

Le pont St Nicolas de Campagnac

 

Pont St Nicolas aprés travaux en 1875

 

Un petit tour à La baume Latrone

 Reproduction visible au musée archéologique et d’histoire naturelle de Nîmes

Tout d’abord un petit d’étymologie concernant Latrone : deux sources sont possibles et sont toutes les deux valables. Pour certains Latrone vient du grec lathraios qui veut dire ladre, lépreux. En effet les nombreuses cavités ont servi de refuge pour  les lépreux et les pestiférés pendant plusieurs siècles. Pour d’autres cela viendrait du latin latronis qui signifie soldat mercenaire et par extension brigand ou voleur. Ces grottes ont servi aussi d’abris et de retraites pour un certain nombre d’individus peu recommandables à l’époque. C’est certainement l’utilisation de ces cavités par les uns et les autres qui a empêché les géographes des époques successives de venir relever correctement la topographie des lieux et les courbes du Gardon.

La partie qui abrite les peintures rupestres a été découverte à Pâques 1940. Ce sont deux nîmois et un habitant de notre commune qui sont à l’origine de cette découverte. Lors de leur pérégrination, ils découvrent un boyau qui s’enfonce profondément dans la cavité. Nos deux nîmois ne pouvant pénétrer par ce boyau, mettent à profit le petit gabarit de notre concitoyen Aimé Reboul alors âgé de 11 ans et qui est surnommé à cause de sa morphologie “le moustique”. C’est donc lui qui va faire les premiers pas dans cette partie de la baume. Il va découvrir des ossements d’ours et autres animaux, et bien sûr les peintures rupestres. Nos trois compères décident de garder secret cette découverte. Mais l’un des nîmois va le révéler et cela va déclencher, on s’en doute, une fièvre parmi les amateurs et spécialistes de l’époque. Parmi eux, certains revendiquent la découverte des ces peintures. C’est là une polémique qui a duré jusqu’à nos jours. Mais renseignements pris auprès d’organismes officiels qui ont mené une enquête récente à cet effet (début 2006), c’est bien notre “moustique” qui est considéré comme “l’inventeur” de ces peintures. Je n’ai pu à l’époque relaté cette information dans mon livre sur l’Histoire de Ste Anastasie, mais c’est maintenant chose faite.

Les peintures de la Baume Latrone sont reproduites au musée archéologiques de Nîmes. (Décrites en 1941 par le comte H. Bégouen, calquées en 1951 par Drouot et Hugues, elles furent reproduites en 1952 par G Poncelet).

Elle est déclarée monument historique en 1941.

La grotte a été fermée par mesure de préservation. Elle avait fait l’objet de dégradations de toutes sortes : graffitis, champignons, déchets divers “oubliés” par des visiteurs peu scrupuleux et surtout l’augmentation de la température des lieux due à la présence humaine, au rejet de gaz carbonique, et les courants d’air.

Une remise en état des lieux a été l’occasion de remplir un camion benne (piles, bougies, papiers gras, etc..) le 5 mai 1971. Cette opération a été relaté dans le journal “Le Monde” le 27 mai 1971 page 17. Malgré la présence de portes blindées (1976) des gens peu scrupuleux vont y faire leurs emplettes en saccageant peintures et strates.

On a cru la grotte et ses peintures perdues (1980). Mais deux sauvetages spectaculaires ont été effectués (1982 et 1984). Grâce à des procédés modernes de conservation, les peintures ont pu être sauvées. Boulettes d’argile lancées au plafond, traces argileuses “modernes”, traces de fumées ont pu en partie être éliminées. Mais il reste les coups et l’altération naturelle de la roche.

Les représentations de cette grotte sont visibles au musée d’Histoire Naturelle de Nîmes qui vient d’être rénover. À voir absolument  

 

 Lieux cultuels sur le territoire :

Ste Anastasie est composée de trois villages, un hameau et de mas dispersés.

Il s’agit de : Aubarne, Campagnac et les bégudes de Pont St Nicolas, le prieuré du même nom, Russan et Vic.

Vous trouverez ci-après une description non exhaustive des principaux lieux de la commune avec leurs appellations au cours des siècles.

Pour mieux comprendre l’articulation entre les hameaux et le rôle joués par certains d'entre eux, une parenthèse sur les édifices religieux de la commune s’impose.

  

Chapelles et églises de Ste Anastasie

Il est assez difficile de déterminer avec exactitude l’histoire des chapelles et églises dans la commune. On recense une quinzaine de lieux cultuels : La chapelle de la bégude basse IXème siècle (complètement rasée en 2009), le prieuré St Nicolas de Campagnac, l'église St Saturnin, entre Aubarne et Vic, les trois chapelles qui se sont succédées à Aubarne, les églises de Russan et de Vic, à l’Ouest de Russan le couvent de Beaulieu, et au sud le prieuré d'Ayrolles.

On peut aussi rajouter l'école dirigée par les sœurs de la Présentation à Russan, rue du couvent, et l'école dirigée par les religieuses de St François-Régis à Vic.

D’autres chapelles (St Blaise, St Jean St Pierre?) ont existées dans divers endroits de la commune. Ces lieux ont disparu. Mais on en retrouve les traces dans certains documents.

Église ou chapelle de St Saturnin

 D'après Grégoire de Tours, c'est vers le milieu du IIIème siècle que sept missionnaires ont sillonné la Narbonnaise. Parmi les sept missionnaires figure Saturnin* de Toulouse. Celui-ci a du faire une halte lors de son périple sur le territoire de Ste Anastasie.

C'est au cours du IVème que naissent les diocèses et les petites communautés chrétiennes. De riches propriétaires érigent dans leur domaine des oratoires. Souvent, il s'agit de lieux où un missionnaire ou un représentant de la chrétienté a fait étape (temple, vestiges, etc..).

La première église (St Saturnin) a été édifiée dans la combe St Adournin (=Saturnin) probablement à l’époque gallo-romaine. Comme beaucoup à cette époque, elle a été construite à cet endroit sur et avec les restes d’un temple gallo-romain.

Des vestiges de cette époque ont été retrouvés au XIXème siècle. Ils ont été éparpillés dans les musées et, aussi, utilisés en réemploi dans des maisons ou châteaux des environs. St Saturnin a dû être en partie détruite à l’occasion des diverses invasions pendant le haut Moyen Âge. Les habitants de la commune ont alors pratiqué leur culte dans un lieu situé au centre d’Aubarne.

La première chapelle d'Aubarne

 La première chapelle a été répertoriée par les consuls en 1540. Elle servait pour les quatre hameaux composant la commune. Seul le culte catholique est exercé dans le mandement.

La population augmentant, l’église de St Saturnin aurait été réhabilité. Un texte précise même : dans la garrigue à portée du château de Ste Anastasie. Mais la cloche et le clocher sont restés à Aubarne afin que tous les habitants de la commune puissent entendre les différentes sonneries rythmant la vie quotidienne.

 L'église de St Saturnin a probablement été détruite en 1561 lors des premiers mouvements des guerres de religion. C'est alors que les habitants ont réinvesti l’ancienne chapelle d’Aubarne. Mais le cimetière situé auprès de l'église sera utilisé jusqu'au début du XIXème.

 La construction des églises de Russan et de Vic

 Se pose à nouveau le problème de l'exiguïté du lieu de culte. L’évêque d’Uzès, Mr Poncet de la Rivière, invité à se rendre compte sur place (21 mars 1681), ordonne la construction de deux églises, une à Russan, une autre à Vic et permet d'ériger une chapelle et un sanctuaire à Aubarne. C'est dans un acte notarié signé à Uzès le 27 mars 1681 que sont établies les modalités de financement des travaux. 200 livres et l'entretien d'un troisième prêtre seront à la charge du prieuré St Nicolas dont le prieur commendataire est le sieur De La Parre. L'acte est contresigné par l'évêque et comte d'Uzès Poncet de la Rivière, le Prieur de St Nicolas La Parre, le prieur de Dions J. B. Raimond et le notaire royal d'Uzès Jean Génolhac.

Les églises de Russan et Vic sont effectivement édifiées et datent de 1682. On ne parle plus à cette époque du prieuré de St Théodorit d’Ayrolles cité en 1314.

L’évêché a, pendant ces périodes, utilisé la chapelle du centre d’Aubarne pour y loger le personnel employé à la levée de la dîme.

 Les deuxième et troisième chapelles d' Aubarne

Mais les Aubargnoles, obligés d'aller à Russan ou à Vic veulent leur église. L’évêque De Béthisy (1770 à 1801) les autorise à la construire après accord de l’administration. La chose est acceptée mais les Russanais ne veulent pas participer aux dépenses qui s’élèvent à 2700 livres.

Lassés par les troubles, les scandales et les difficultés financières, les Aubargnoles,  pour exercer leur culte, aménagent en 1797 un lieu décent et convenable dans une habitation d'Aubarne.

Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle qu'Aubarne aura sa chapelle. Celle-ci a été achevée par le prêtre d’Aubarne, M. Guigouret. Une plaque commémorant ce fait (1899) se trouve à l’intérieur de celle-ci.

Ils peuvent enfin installer leur cloche fondue en 1660 qui a attendu, bien dissimulée dans un puits depuis 1792, la fin des périodes troubles.

L’église de Russan est actuellement en attente de réparations. La crue de 2002 y a fait de gros dégâts. Des manifestations diverses et variées sont organisées en vue de récupérer des fonds pour la restaurer. La tour latérale (ou campanile) date de 1837. Elle a été construite à l’initiative du curé Bonnefoux sur ses propres deniers. Elle n’a pas été achevée. Ce campanile devait remplacer le clocher frontal qui menaçait de s’effondrer.

À l’intérieur de l’église se trouvait, avant les inondations, un tableau de Xavier Sigalon (Uzès 1787-Rome 1837) : Ste Anastasie faisant l’aumône à St Chrysogone. Ce tableau se trouve  (2009) à Avignon en cours de restauration. Le tableau devrait réintégrer l’église une fois celle-ci remise en état. (Voir page 206 et page 213)

La cure fut reconstituée en 1802, avec un décret de vicariat du 7 novembre 1818.

Jusqu’en 1790, Vic avait un prêtre, vicaire amovible, ayant le titre de curé de St Nicolas de Campagnac.

L’église de Russan est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis Mars 2005.

Les autres lieux de culte seront évoqués plus loin au cours de l'histoire

 Ruines de l’église St Saturnin ou St Adournin (Nom local)

Tous nos remerciements à Monsieur Patrice HURLIN pour l'aide apportée à l'élaboration de cette rubrique consacrée au Patrimoine de Sainte-Anastasie.